Crossfire roadster
Sous son look volcanique de sportive de haut vol, la Crossfire roadster cache finalement un tempérament plutôt paisible. Son châssis hérité de la première génération de la Benz SLK s'avère pataud.
Sortie en 2004, la Crossfire roadster est un cabriolet qui ne laisse pas indifférent... du moins de l'extérieur ! Plus féline encore que sa soeur coupé, la Roadster a tous les attributs esthétiques d'une grande sportive : joues creusées à l'extrême, capot immense, grandes roues assymétriques à la manière d'une F1, doubles sorties de pot d'échappement, aileron amovible... Mais les apparences sont trompeuses !
Sous son esthétique de Ferrari, la Crossfire Roadster n'a en fait rien d'une volcanique ! Construite sur le châssis de la première génération de la Mercedes SLK, le modèle s'avère pataud sur la route mais propose en contrepartie un confort de très haute volée. Et si son moteur 3.2 rugit délicieusement quand on le chatouille, en version compressée de 335 ch, il a bien du mal à se laisser dompter par la direction un peu juste du Roadster. Et si l'ABS et l'ESP font partie de l'équipement de série, la tenue de route n'a rien d'exceptionnelle surtout sur chaussée mouillée.
A bord, le modèle présente des finitions plastiques dures et brillantes peu flatteuses tandis que la capote simple couche s'avère assez limite pour obtenir un niveau d'isolation phonique et thermique à la hauteur du luxe déployé sur ce modèle. Le coffre ridiculement petit ajoute à l'imperfection globale de ce modèle. Heureusement qu'elle bénéficie d'un équipement complet pour justifier son prix totalement déraisonnable : 39 500 € en entrée de gamme et jusqu'à 53 000 € en version haute. Un joujou plus indiqué donc pour les amateurs fortunés qui ne souhaitent pas vraiment faire de la route !

Motorisations
Essence : 3.2 V6 (218 ch), 3.2 V6 compressé (335 ch)

Déclinaisons
La Crossfire roadster se décline en deux niveaux de finition (Limited et SRT-6).



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